Technologie Média

Une nouvelle façon de cibler le cancer du sein qui s’est métastasé au cerveau

biologie 29 janvier 2022

une-nouvelle-façon-de-cibler-le-cancer-du-sein-qui-est-métastasié-au-cerveau

Une étude menée par des chercheurs de l’université de médecine et des sciences de la santé (RCSI) et du Beaumont RCSI Cancer Centre (BRCC) a révélé une nouvelle façon potentielle de traiter le cancer du sein secondaire qui s’est propagé au cerveau, en utilisant des médicaments existants.

Traiter le cancer du sein métastatique

La plupart des décès liés au cancer du sein sont le résultat d’une rechute du traitement qui entraîne la propagation des tumeurs à de nombreux organes du corps. Lorsque le cancer du sein secondaire, également appelé cancer du sein métastatique, se propage au cerveau, il peut être particulièrement agressif, ne laissant parfois que quelques mois à vivre aux patientes.

L’étude du RCSI s’est focalisée sur le suivi génétique de l’évolution de la tumeur depuis le diagnostic du cancer du sein primaire jusqu’à la propagation métastatique dans le cerveau chez les patientes atteintes de cancer. Les chercheurs ont découvert que près de la moitié des tumeurs présentaient des modifications dans la manière dont elles réparent leur ADN, ce qui les rendait vulnérables à un type de médicament existant connu sous le nom d’inhibiteur de PARP.

Les inhibiteurs de PARP 

Les médicaments inhibiteurs de PARP agissent en empêchant les cellules cancéreuses de réparer leur ADN, ce qui entraîne la mort des cellules cancéreuses.

« Les options de traitement sont inadéquates pour les personnes atteintes d’un cancer du sein qui s’est propagé au cerveau et il est urgent de focaliser la recherche sur l’élargissement des options de traitement. Notre étude représente une avancée importante dans la recherche d’un traitement potentiel pour les patientes atteintes de cette complication dévastatrice du cancer du sein », a commenté le professeur Leonie Young, chercheur principal de cette étude.

De nouvelles stratégies de traitement

« En découvrant ces nouvelles vulnérabilités dans les voies de l’ADN dans les métastases cérébrales, notre recherche ouvre la voie à de nouvelles stratégies de traitement pour les patientes dont les options de thérapie ciblée étaient auparavant limitées », a déclaré le Dr Damir Varešlija, auteur de cette étude.

Cette recherche a été publiée dans Nature Communications.

Source : RCSI
Crédit photo : StockPhotoSecrets