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La vitamine D réduit le risque d’avoir une maladie auto-immune

biologie 27 janvier 2022

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Les suppléments de vitamine D empêchent réellement les gens de développer une maladie auto-immune, du moins pour les personnes de plus de 50 ans, selon une étude qui apporte la première preuve d’un lien de causalité entre les deux.

La vitamine D fonctionne vraiment

Les études précédentes sur l’effet de la vitamine D sur les maladies auto-immunes portaient sur les taux de vitamine D chez les personnes atteintes d’une maladie auto-immune, ou chez celles qui en développent une. D’autres études ont laissé entendre que le supplément avait des effets bénéfiques sur le système immunitaire.

« Nous savons que la vitamine D fait toutes sortes de choses merveilleuses pour le système immunitaire dans les études animales », déclare Karen Costenbader du Brigham and Women’s Hospital de Boston. « Mais nous n’avons jamais prouvé auparavant que donner de la vitamine D pouvait prévenir les maladies auto-immunes ».

Une étude après de 26 000 personnes de 50 ans 

Costenbader et ses collègues ont réparti au hasard près de 26 000 personnes de 50 ans ou plus aux États-Unis en deux groupes, leur donnant soit des suppléments de vitamine D, soit un placebo. « Ce qu’il y a de bien avec les essais randomisés, c’est qu’ils répondent vraiment à la question de la causalité », explique Mme Costenbader.

L’équipe a suivi les participants pendant environ cinq ans pour mesurer le développement des maladies auto-immunes, notamment la polyarthrite rhumatoïde, les maladies thyroïdiennes auto-immunes et le psoriasis.

Les résultats ont révélé qu’une dose de 2000 unités internationales (UI) de vitamine D par jour réduisait de 22 % le développement des maladies auto-immunes, par rapport au placebo. Il s’agit d’une dose plus importante que la dose standard de 400 UI recommandée par certains organismes de santé.

On ne sait pas exactement comment la vitamine D prévient les maladies auto-immunes, mais on sait qu’elle est transformée dans l’organisme pour produire une forme active qui peut modifier le comportement des cellules immunitaires.

On ne sait pas comment elle fonctionne

« Il y a des tonnes de mécanismes potentiels », dit Costenbader. « Il se pourrait que la vitamine D aide le système immunitaire à faire la distinction entre le soi [tissu corporel normal] et le non-soi [comme les microbes pathogènes], ou qu’elle contribue à diminuer les réponses inflammatoires au soi. »

Mme Costenbader conseille maintenant à ses patients de prendre 2000 UI de vitamine D par jour, s’ils ont l’âge requis et si cela ne présente aucun danger pour eux. Cependant, elle ne le recommande pas à tout le monde. « Vous devriez en parler à votre médecin si vous commencez à prendre un supplément », dit-elle. « Il pourrait y avoir des raisons pour lesquelles vous ne devriez pas les prendre ».

Des résultats impressionnants

Les chercheurs prolongent maintenant l’essai pour voir combien de temps les avantages durent et espèrent commencer un nouvel essai chez des personnes plus jeunes. « Je suis très enthousiaste et vraiment très impressionnée par ces résultats », déclare Mme Costenbader.

Cette étude a été publiée dans le British Medical Journal.

Source : New Scientist
Crédit photo : StockPhotoSecrets